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Mais il faut se garder de l'illusion du "tout technologique", les nombreux ratés jonchant l'histoire industrielle et socio-économique sont là pour nous le rappeler.
Pour se prémunir d'un pareil écueil et pour que les TICE contribuent au mieux à la formation et aux apprenants, il est crucial de mener une réflexion approfondie, de conduire des innovations.
Tout d'abord, en matière de pédagogie, il s'avère indispensable de repenser globalement l'acte d'apprendre. Par exemple, l'accent doit être mis sur les méthodes actives centrées sur l'acquisition du savoir-faire.
La conception de projets TICE (comme la création d'un site Internet ou d'un cédérom) devient centrale et exige une capacité d'expertise nouvelle quant à l'opportunité de réaliser plutôt que d'acquérir, de sous-traiter une partie des tâches, de solliciter des financements, de mettre des équipes disciplinaires ou transdisciplinaires, etc.
Les conséquences professionnelles sont nombreuses. Les fonctions évoluent, des métiers apparaissent. Le formateur se transforme en concepteur de dispositif et remplit des missions nouvelles.
La maîtrise des outils, de la lecture, de l'écriture et du droit multimédia sont des pré-requis de plus en plus nécessaires. Autant d'évolutions qui posent la question de l'actualisation de l'information et de la formation du formateur, de la valorisation de ses compétences nouvelles.
En matière d'organisation et de management, il semble nécessaire que les organismes et personnels de la formation préparent et conduisent ensemble un changement.
A un niveau global, la répartition des rôles dévolus à chacun - écoles professionnelles, Etat, collectivités, établissements consulaires, universités, services de formation des entreprises, sociétés spécialisées, organismes de validation et de financement - est aussi en passe de se modifier.
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